Ref. E. Llong >>> Ref. E. Mallafré
D+ = 745 m; D- = 780 m; T = 5 h 30
On est délogés à 6h455.1 pour le petit déjeuner général : cette fois-ci,
on se fout dehors pour le petit déj, ce sera moins glauque, même si le
soleil n'est pas encore là. Départ à 7h30 en laissant la meute du
Carros de Foc partir sur Colomina, nous on part sur
Mallafré,5.2 le seul
refuge à vouloir de nous... On longe l'Estany Llong en compagnie
des vaches, puis on commence à s'élever au bout du lac (pas très bien
indiqué). Peu au-dessus, Laurence change de tenue au vu de la belle
journée qui s'annonce. On se fait alors rejoindre par un ibère
typique, croisé au refuge la veille au soir. La montée est tranquille
et semblable à un chemin muletier. Le col du Portarró d'Espot
s'atteint sans difficultés, juste à temps pour servir de photographe à
la famille Bidochon. L'ibère typique part pour le pic de Subenuix,
nous on opte pour le pic del Portarró juste au-dessus du col, 300m
plus haut. Comme pour le Montardo, on se déleste rapidement pour
effectuer l'aller-retour légers. Les 300m sont vite avalés par un
chemin rentable, et des Lolos tels des gazelles sans leurs gros sacs !
Beau panorama depuis le sommet qu'on a rien que pour nous : envers du
cirque de Colomèrs, aiguilles d'Amitges, Subenuix, Peguera et
Encantats pour ne citer qu'eux. Grosse pause avec début de
pique-nique. Malheureusement, le ciel se couvre salement par
l'ouest, un petit peu comme hier. On redescend alors chercher notre
lest, puis on attaque la descente sur le refuge E. Mallafré. C'est
encore un chemin muletier, et disons-le tout franchement, c'est un peu
chiant. On se prend vite les premières gouttes de la journée, mais
sans plus heureusement. On descend donc en direction du grand lac de
Saint Maurice,5.3 et sur l'autre rive, au
beau milieu d'un parc plein de règles à la con, une immense bâtisse à
l'abandon, no comment... Peu avant le refuge, une courte remontée
bien raide et imprévue nous achève : on arrive finalement au refuge
(pas du tout indiqué), au pied des Encantats, juste avant le début de
l'orage. On a juste le temps de se présenter à la
gardienne5.4, se
prendre une omelette et une bière, et d'ensacher nos sacs qui restent
suspendus à l'extérieur (finalement c'est plutôt pas mal, ça évite le
bordel à l'intérieur). L'arrivée du
déluge est un calvaire à l'intérieur du refuge : un monde fou, et donc
un brouhaha insupportable (le refuge fait 24 places). Heureusement, la
fin de la pluie sonne le départ des indésirables, et le petit refuge
redevient agréable. Seul bémol : ni douche, ni WC !5.5 Il faut aller se
soulager aux alentours du refuge, donc forcément c'est crade, et pour
un parc aussi intolérant que celui-ci, là encore, ça fait un peu
désordre... Au passage, les supposés allemands d'hier s'avèrent
être danois, de Copenhague : Hannas (le plus en forme), et Kent
toujours pas arrivé à l'heure qu'il est. Le repas du refuge est à
19h30, et comme on a un peu froid et sommeil, cette fois-ci on se
bouge avant : dès 18h15 on est dehors, aux fourneaux, pour une soupe
chinoise et des pâtes carbonara. Je prendrai seul le dessert (compote
pomme-coing et pain d'épice), Laurence s'étant lavé les dents trop
tôt ! Vaisselle au torrent, le beau temps est en train de
revenir. C'est tant mieux car Laurence s'est renseignée sur
l'itinéraire pour monter au Gran Encantat demain, et ça promet d'être
chouette. Puis on tombe sur un groupe de 6 lancés dans le désormais
mythique `Carros de Foc', qui étaient avec nous au refuge E. Llong et
sur l'étape du coll de Contraix, et qui ont triplé leur étape
(E. Llong >> Colomina >> J.M. Blanc >> E. Mallafré). Ils étaient euphoriques et rentraient
illico en jeep-taxi sur Espot : ils ont fini leur tour entamé le
mercredi précédent, chapeau. Et à 20h, toujours pas de nouvelles de
Kent et Hannas (parti à sa recherche). Laurent semble faire une
fixette sur un des randonneurs : il faut dire que celui-ci y met du
sien pour ressembler à Sylvester Stallone ! Surtout pour l'air ahuri,
et le petit short échancré est du meilleur effet ! Stoppons là les
médisances, sans doute dues à la fatigue. À 21h, Hannas arrive
accompagné de Kent, tout rentre dans l'ordre mais bon, bizarre façon
de randonner à deux... À 21h30, Laurence se couche, je bouquine un
peu et la rejoins à 22h15.